La vaccination chez les chevaux

Tétanos : Le tétanos est une maladie causée par une toxine produite par la bactérie Clostridium tetani. Les spores de cette bactérie, qui se retrouvent dans le sol, infectent une plaie et provoquent des signes tels que de la raideur musculaire, une incapacité à marcher, une hyperréactivité aux stimuli et une posture caractéristique (membres écartés). Le tétanos peut se développer même si la plaie est très petite. Celle-ci peut même parfois passer inaperçue. Les chevaux sont extrêmement sensibles au tétanos et ce vaccin est considéré comme le plus important. Tous les chevaux devraient être vaccinés contre le tétanos au moins une fois par année et un rappel devrait être donné en cas de plaie.

 

 L’Encéphalomyélite équine de l’est (EEE) et de l’ouest (EEO) : Ces deux maladies virales sont transmises par les moustiques ayant piqué un oiseau infecté. L’EEE et l’EEO provoquent une inflammation sévère du cerveau et de la moelle épinière qui causent des signes tels qu’un changement de comportement, un manque de coordination, de la fièvre, de l’anorexie et de la démence. Le traitement en est un de support et le taux de mortalité est très élevé (50% pour l’EEO à 90% pour l’EEE). Les chevaux qui s’en sortent gardent pour la plupart des séquelles neurologiques permanentes nuisant sévèrement à leurs performances sportives. Le vaccin contre les encéphalomyélites devrait idéalement être donné une fois par année au printemps avant la sortie des moustiques.

 Virus du Nil occidental (VNO) : Tout comme l’EEE et l’EEO, le VNO est transmis par des moustiques ayant piqué un oiseau infecté. Cette maladie peut également causer une inflammation du cerveau et de la moelle épinière. Les signes cliniques de ce virus incluent de la fièvre, de l’anorexie, un manque de coordination et de la faiblesse. Le taux de mortalité chez les chevaux présentant des signes cliniques est de 33% et environ 40% des chevaux qui s’en sortent présentent des séquelles neurologiques plusieurs mois suivant leur rétablissement. Le vaccin contre le VNO devrait idéalement être donné une fois par année au printemps avant la sortie des moustiques.

La rage : Cette maladie virale est transmise par morsure d’un animal infecté (mouffette, ratons-laveur, renard ou chauve-souris). Les signes cliniques de la rage incluent la dépression, de la faiblesse, des tremblements musculaires, des signes de coliques, de la paralysie et même une boiterie. Un cheval atteint peut transmettre la rage aux humains qui le manipulent. La rage est invariablement mortelle chez les animaux et les humains présentant des signes cliniques. Les chevaux devraient être vaccinés une fois par année contre cette maladie.

 Influenza équin : L’influenza, ou grippe équine, ressemble beaucoup à la grippe telle que nous la connaissons. Les chevaux s’infectent en entrant en contact avec un cheval infecté ou en respirant le virus en suspension dans l’air. Un cheval infecté peut présenter de la fièvre, de l’anorexie, de la dépression, de la raideur musculaire, de la toux et un jetage nasal. L’influenza équine est extrêmement contagieuse. Les chevaux infectés peuvent prendre plusieurs semaines à se rétablir complètement et un cheval infecté ne peut en aucun cas participer à une compétition. Tous les chevaux faisant de la compétition ou logeant dans une écurie ouverte devraient être vaccinés contre l’influenza au printemps. Les chevaux pouvant être exposés à cette maladie l’hiver devraient également être vaccinés à l’automne puisque l’immunité vaccinale ne dure que 6 mois.

 Herpès virus équin type 1 et 4 : L’herpès virus du cheval peut causer plusieurs types de maladies. La maladie la plus fréquemment causée par ce virus est la rhinopneumonie équine, dont les signes cliniques rappellent beaucoup l’influenza. L’herpès virus peut également causer une inflammation du cerveau et de la moelle épinière très grave causant des signes cliniques rappelant l’EEE, l’EEO ou le VNO. Ce virus peut aussi provoquer des avortements, des mortalités néonatales et des poulains faibles. Cette maladie, comme l’influenza, est transmise par contact direct ou par inhalation du virus en suspension dans l’air. Le placenta et les avortons peuvent également être contaminés et ne devraient pas être mis en contact avec les autres chevaux, surtout les juments gestantes. Tous les chevaux faisant de la compétition ou logeant dans une écurie ouverte devraient être vaccinés contre l’herpès virus au printemps. Les chevaux pouvant être exposés à cette maladie l’hiver devraient également être vaccinés à l’automne puisque l’immunité vaccinale ne dure que 6 mois. Les juments gestantes devraient être vaccinées au 5ème, 7ème et 9ème mois de gestation.

 Botulisme : Le botulisme est une maladie causée par une toxine produite par la bactérie Clostridium botulinum. Les chevaux s’infectent principalement en ingérant du fourrage contaminé. Les balles de foin rondes ou emballées et l’ensilage sont particulièrement à risque d’être contaminés par la toxine botulinique. Les signes cliniques de la maladie incluent de la faiblesse musculaire, de la difficulté à rester debout, une paralysie de la langue et de la queue et des tremblements. Le traitement en est un de support et le rétablissement d’un cheval atteint peut prendre jusqu’à plusieurs mois. Le taux de mortalité est très élevé. Tous les chevaux nourris à l’ensilage ou avec des balles rondes devraient être vaccinés annuellement contre le botulisme.

D’autres vaccins sont disponibles. Ces vaccins ne sont pas recommandés d’emblée, votre vétérinaire se fera un plaisir d’en discuter avec vous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *